jeudi 24 juillet 2014

La blogosphère

Dans son billet, Pierre-Luc nous invite à réfléchir un peu. c'est un exercice que j'aime et qui cadre dans la réflexion qui est en train de se faire dans le milieu.

Je fais ça à la va-vite parce que je suis de garde ce matin et les enfants sont en maxi-forme.

J'ai découvert les blogues, je penses, ans le temps du forum des Six brumes. Ah! La belle époque. Chaque numéro de Brins d'éternité et de Solaris étaient commentés par les habitués du forum. Chaque bonne nouvelle (comme Michel qui nous annonce que Samuel et la chasse-galerie a été accepté par un éditeur) est reçue avec d'innombrables joies et chaque nouvel auteur/collaborateur est invité à se prononcer sur tous les sujets en lien de près ou de loin avec la SFF, québécoise et internationale. C'est dans le temps où j'ai commencé la direction littéraire de la Petite Bibliothèque bleue, dans le fond, donc en 2005 ou 2006. De mémoire, j'y ai connu Mathieu, Dominic, Jonathan (avec qui j'avais un cours à l'université), Guillaume et Guillaume, Michel. Il semble de Pierre-Luc y était aussi, mais je me souviens seulement lui avoir échangé un exemplaire de mon premier livre (Le Contrat) contre un exemplaire d'Y a-t-il un héros dans la salle.

Non! Arrête de faire tomber les murs de la maison de ta soeur! Je sais que t'as fait exiprès!

Mais je n'ai lancé mon propre blogue qu'en 2009, et uniquement pour la promotion de mon 3e livre (4e, si on compte la bd), publié aux Six Brumes, L'Aquilon. C'est un an plus tard que j'ai créé celui-ci, parce que je lisais Mathieu, Dominic et Gen, et que j'aimais l'idée d'écrire sur tous les sujets qui m'intéressait sans me borner à mon livre. Je suis en train de trouver ma voix, ça va m'avoir pris cinq ans et c'est pas encore tout à fait juste, mais ça s'en vient. De toute façon, encore une fois, le temps me manque. Les enfants sont arrivés, la maison, le double emploi (prof-auteur), tout ça demande de l'énergie et il faut gérer, mais des offres comme celle de Pierre-Luc ou des sujets, comme le réseau social, me donne encore le goût d'écrire ici.

Si tu veux plus le manger, laisse-le dans ton assiette, mêle-le pas à la pâte à modeler!

C'est avec le forum que je suis entré en contact avec le milieu de la SFFQ, mais c'est avec L'Aquilon que je suis réellement « rentré » dans cet univers. Mon premier Boréal, où j'ai enfin rencontré Joël et Valérie, Jean, Élisabeth, Richard, Benoit, Pierre-François, Éric, Pascale, Philippe-Aubert, Patrick, Émilie, Pierre, Isabelle, Gen et des dizaines d'autres. M'en voulez pas, s'il vous plaît, j'écris ça en surveillant mes enfants qui se lancent de la pâte à modeler, alors je fais vite.

Si tu en lances encore une fois, je te jure que...

Bon, on s'en parle une autre fois, ils sont plus tenables et faut que je mette ma brassée de pâle dans la sécheuse si je veux partir la foncée avant la collation...

lundi 30 juin 2014

Les textes déjà publiés, tuer ses belles


Suite d'un commentaire laissé sur le blogue de Pierre-Luc Lafrance.

J'ai travaillé tout le printemps à réécrire une nouvelle que j'ai publiée en 2010... en même temps que Brins m'a proposé de faire part du collectif des 10 ans avec ce même texte. J'ai demandé si je pouvais le retravailler vu que je le faisais déjà, mais ils ont refusé parce qu'ils voulaient garder la mouture originale.

À l'automne, je publie donc à compte d'auteur une nouvelle qui sera publiée dans un collectif. Le fond reste le même, mais la forme a perdu ses faiblesses grâce à un prof de cégep de l'ancienne école qui a accepté de réviser ma nouvelle.

Mieux encore, je travaille avec un bédéiste pour transformer cette nouvelle en bd, je la revisite donc une troisième fois, ce qui me fait constater que j'ai des thèmes récurrents comme la vengeance, les rapports parentaux et le traumatisme d'enfance.

Ce qui m'amène à parler de la diva de l'écriture. Celle qui se refuse à laisser aller une métaphore qu'elle aime beaucoup. Tsé, celle qui se bat pour une tournure de phrase qui vaut pas une cenne? Tu la replaces, hein? Non! dit pas de nom! C'est une image...

On en a tous une. La mienne, elle prend son trou. Même dans un texte vieux de deux semaines, j'arrive à faire mon deuil d'une belle métaphore. Mathieu Fortin a un jour cité Stephen King pour moi. Il a dit : « Carl, kill your ladies. » En plus d'aimer l'allitération, je me suis dit qu'ils avaient bien raison. Il faut savoir tuer ses dames, accepter qu'une belle tournure ne fera pas la mouture finale.

vendredi 27 juin 2014

Le Réseau

Comme beaucoup, je pense à ça.

Est-ce que j'ai vraiment besoin de Facebook pour vivre, moi?

Si j'étais pas auteur et documentariste, donc que je n'aurais pas besoin de me ploguer à tout moment, je pense que, comme ma blonde, je n'aurais pas de compte.

Mais il faut que je sois sur la map, il faut que mes connaissances sachent quand mon livre sort. Il faut qu'il sache que je suis au salon du livre, il faut que, il faut que, il faut que.

L'affaire, c'est que je suis aussi tenté de leur dire que j'ai campé en fin de semaine, que j'ai mangé des sushis hallucinants et que je perds du poids parce que « je fais attention ». Des fois que j'aurais des likes...

Peut-être que je me donne une excuse parce que je me sens coupable de perdre du temps là-dedans? Comme si je mettais mon problème de poids sur le dos de mes glandes, dans le fond.

J'ai peur que le monde se sépare en deux. Ceux qui ont un compte et ceux qui n'en ont pas. Avec une division de plus en plus profonde entre les deux. Au point où la frontière serait un jour infranchissable entre vivre dans le bois et vivre sur l'île Google. Comme quand tu donnes un iPhone 5S à ta grand-mère et que tu lui dis de t'appeler sur Skype.

C'est cette vidéo qui me fait réfléchir de même, allez la voir si vous ne l'avez pas encore vue, ça prend 2 minutes.


P.S. J'ai écrit ce billet mardi et je l'ai programmé pour plus tard vu que j'avais déjà un billet qui sortait... Avoir su que la vidéo ferait rage sur les réseaux, je l'aurais publié plus tôt...

lundi 23 juin 2014

Le rythme et le plan, ou courir dans l'orage avec un bâton

Je pensais pas que c'était possible.

Je viens de toucher les 45 000 mots sur le manuscrit que je dois remettre en août/septembre. C'est le plus long texte que j'ai écrit de ma vie. La fierté que ça procure est assez intense. C'est l'équivalent de réaliser, pendant que tu fais pour une troisième fois l'amour, que tu vas être capable de le faire une quatrième fois. T'en fais pas, ça m'est jamais arrivé, c'est une image.

Qu'est-ce qui a changé? Pourtant, j'ai ma blonde, deux enfants et une maison à gérer. Bon, j'avoue, je me sacre trop de ma maison et les enfants chassent le tigre du Bengale sur la pelouse d'en avant.

Sérieusement, je gère mon temps différemment. J'arrive pas à voir comment, parce que j'ai jamais eu autant pas de temps. Et pourtant, je trouve même du temps pour aller camper en Westfalia dans tout ça.

Une des choses qui m'a aidé le plus, c'est le plan

Ouais, je sais, je t'entends dire, genre : quoi? t'as jamais fait de plan? c't'une joke?
Ben non, désolé, mais continue de lire si tu veux voir comment je suis comme dans la toune d'Amazing Grace (j'étais aveugle, maintenant je vois).

En gros, je me suis fait un plan. J'ai écrit, chapitre par chapitre, les grandes lignes de mon livre. Jusque-là, je suis un criss de génie, non?

Pour 60 000 mots de roman, mon plan m'a donné 5 000 mots et 44 chapitres. En écrivant, j'avais pris la mauvaise habitude et me dire : « fais au moins 1 375 mots par chapitre ». Rendu à 35 000 mots, j'ai constaté que ça brise le rythme d'imposer un nombre de mots à mes chapitres. J'étais comme un obsessif-compulsif qui comptent ses tuiles de salle de bain et qui est foudroyé par l'impossibilité de rentrer 8 tuiles sur 7 pieds et demi de long.

Je suis retourné au début et j'ai découpé à nouveau le texte et je me suis retrouvé avec 60 chapitres. Plus courts, plus tchak-tchak-tchak, plus à mon goût.

Je n'avais jamais fait un plan aussi clair avant, maintenant je sais à quel point c'est utile et nécessaire. Je suis comme l'homme de cromagnon qui regardait ses amis allumer des feux avec des roches. Moi, tout ce temps-là, je courais dans l'orage avec mon bâton à bout de bras.

Avant, homme en couple pas d'enfant, je retenais tout ça dans ma tête et sur des bouts de papier, mais je ne dépassait jamais 20 000 mots. Et encore, en révisant « La Plateforme » avec Joël Champetier pour Solaris 187, on est passé de 17 000 à 14 000 mots.

J'ai toujours écrit d'un souffle, ce qui est impossible avec un roman... ou avec des enfants. Maintenant, je peux embarquer dans mon texte à n'importe quel moment de la journée, que ce soit pour dix minutes ou deux heures, et reprendre mon écriture où je l'avais laissé deux, trois, quatre jours plus tôt sans même avoir besoin de me relire parce que je sais exactement où j'en suis rendu et où je m'en vais.

Je peux me faire cuire un steak à tout moment de la journée, parce que mon feu est perpétuellement allumé désormais.

Et j'ai toujours de quoi sécher mon linge, des fois qu'il me prend l'envie d'aller courir dans l'orage avec un bâton à bout de bras...

lundi 2 juin 2014

Des idées plein la caboche. Des projets plein les poches.

Ouaip, comme Fantoche, j'ai des idées à plus savoir quoi faire.

Je pensais pas que ça m'arriverait un jour. Quand j'ai commencé à écrire, j'anticipais avec hantise le moment où je terminerais ma nouvelle. J'en perdais le sommeil.

Où est-ce que je vais trouver ma prochaine idée?

Finalement, dix ans plus tard, je suis booké jusqu'en 2016 minimum. J'ai trois livres qui sortent en 2015, un ou deux en 2016. Il faut que je fournisse. Je vais devoir couper facebook et netflix si je veux passer à travers.

En même temps, ce sont de maudites bonnes nouvelles.

Une journée, je suis en tournage avec Yann Perreau pour mon documentaire sur les Westfalia. Le lendemain, je passe la journée avec mon alter-ego bédéiste pour l'adaptation d'une de mes nouvelles en album adulte. Le soir, j'échange sur un forum pour nourrir un roman différent de celui sur lequel je travaillerai le lendemain. Bref, ça roule.

Et je n'angoisse pas. Pourquoi? Parce que je sais que les projets viennent les uns après les autres. Je sais qu'ils vont tous aboutir. Je ne travaille que sur des trucs à long terme. Je prends le temps de laisser mijoter avant de mettre sur papier, réduisant ainsi mon temps "assis" de moitié.

J'ai quand même le temps pour ma famille. Bon, le ménage en prend un coup, mais faut savoir faire des sacrifices. Pour mon zèle, je choisis de punir une assiette tachée de confiture plutôt que mes enfants. Et je prends un temps chaque soir pour coller ma femme adorée.

Une affaire de fou, donc, mais je prends ça d'une autre façon qu'avant et je surveille les symptômes d'épuisement.

Pas cette fois, salaud.

mardi 25 mars 2014

Deux raisons pour lesquels je ne suis plus présent

T'as remarqué, j'ai laisser aller ces temps-ci. Y'a deux raisons :

1- Je travaille sur le plus long roman que j'ai écrit de ma vie (qui n'est pas très long, mais quand même...);

2- Mon projet de documentaire sur les westfalias se développe très rapidement. Les capsules vont sortir une après l'autre d'ici la fin de l'été.

Pour le roman, je ne peux rien vous dire de plus.

Pour le documentaire, vous pouvez visiter la page Facebook, vous abonner à note instagram et passer sur la page officielle pour savoir comment faire de ce projet un encore plus beau projet.

Au plaisir,

Carl

jeudi 28 novembre 2013

Un nouveau texte d'accepté

Il semble que mes affaires aillent bien ces temps-ci !

Comme Isabelle l'a si bien dit, je suis de retour ! Avec ma nouvelle « La Plateforme » publiée cet été chez Solaris et « Ensemble » chez Brin d'éternité, on peut effectivement dire que je suis en train de faire un comeback. Pourtant, c'est pas du côté de la SF que vous me lirez dans les prochaines années...

J'ai écrit l'année dernière un roman jeunesse (pré-scolaire/premier cycle primaire) qui vient tout juste d'être accepté par une maison d'édition d'ici. Oh, bonheur. J'aime vraiment cette histoire et j'ai hâte de la partager.

J'ai deux albums 3-6 ans terminés et envoyés chez les éditeurs. Le premier a été reçu avec beaucoup d'enthousiasme, mais on m'a demandé de retravailler la fin avant de continuer (ça augure bien quand même). Le second est envoyé et l'éditeur l'attendait, alors je ne sais pas ce que ça va donner, mais je sais que j'ai d'autres options si celle-là ne fonctionne pas.

J'ai deux romans ado sur lesquels je planche présentement. Tous les deux sont à l'étape du plan long, dernière phase avant la rédaction du premier jet. J'ai bon espoir sur le deux.

Je travaille toujours sur mon documentaire à propos des Westfalias. Ça avance à petits pas, mais un de mes anciens étudiants, qui aime beaucoup le projet, s'est proposé pour me donner un coup de main sur le montage.

Et là, je n'ai pas parlé de ma vie familiale ! Ce sera pour une autre fois.

En gros, ça va bien !