lundi 12 décembre 2011

Mon projet secret

Bon, je veux bien vous en glisser un mot.

Je travaille depuis la fin octobre à un projet réaliste pour une maison d'édition qui s'adresse au public adolescent.

Ce qui est nouveau pour moi, c'est que l'histoire n'est pas de la SF, ce qui n'est pas si troublant, et que je raconte une histoire vraie.

Et ça, c'est spécial. Soyons clairs, l'histoire vraie que je rapporte se concentre davantage sur les événements. C'est-à-dire que je dois remplir certains passages (qui ne portent pas directement sur les événements) avec mon imagination. Malgré tout, j'ai tendance à me baser sur les témoignages pour avoir les descriptions physiques. Finalement, je me retrouve parfois à craindre d'être trop dans la chronologie et pas assez dans le vécu. C'est le premier jet, c'est sûr, mais je garde ça en tête.

L'autre chose inhabituelle, c'est que je suis toujours le conseil de Stephen King selon lequel on doit toujours écrire le premier jet la porte fermée. C'est ce que je fais normalement, mais, pour ce projet, j'envoie chaque jour mon texte à la personne concernée par le récit. Je le fais surtout par acquis de conscience, mais je sais que, parfois, ça peut lui donner l'occasion de débloquer sur certains détails jusque là oubliés.

Dans les derniers jours, quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un courriel qui me disait que mon lecteur a pleuré en lisant un passage du manuscrit. Wow! Quel compliment!

Alors je continue. J'attends impatiemment d'autres témoignages pour compléter certains passages, mais je dois absolument faire mes 1 000 mots par jours, coûte que coûte !

jeudi 8 décembre 2011

Ma comparution en cour

Intrigant, n'est-ce pas?

Eh oui, je ne voulais pas en parler sur mon blogue tant que le dossier n'était pas entendu.

En gros, beaucoup le savent, je roule toujours 100 km/h sur l'autoroute, parfois 90 (surtout en Westfalia). C'est un choix environnemental (la voiture consomme moins et ce qui est consommé est mieux consommé), mais c'est aussi un choix monétaire (1,50$ par 100 km) et, surtout, un choix zen (on est plus détendu et on en veut moins aux attardés qui coupent à gauche parce qu'ils roulent 1 km/h plus vite que le gars en avant d'eux).

Tout ça pour dire qu'il m'est arrivé une chose très bizarre en mars 2010. J'étais en congé et je roulais paisiblement sur l'autoroute. À la hauteur de la borne 155, je suis intercepté par un policier qui me donne une contravention. Il me dit que je roulais à 128 km/h.

Même si c'est impossible, ce que j'explique tant bien que mal à l'agent, ça ne change rien. Arrivé à la maison. J'envoie mon plaidoyer de non-culpabilité tout en demandant une copie des constats d'infraction.

La semaine dernière, je passais en cour. Sur les 30 plaidants, 10 se sont présentés. Sur les 10, 8 ont pris des ententes hors-cour avec le procureur. Quand je lui ai dit que je roulais à 100, il m'a proposé de baisser la vitesse constater à 119, mais j'ai refusé parce que je croyais en la justice (assez naïf, non?).

J'étais seul avec l'agent de sécurité à qui j'avais tout raconté. Il me regardait avec sympathie et me racontait des anecdotes où la justice a puni les gens honnêtes. Finalement, j'ai comparu. J'ai raconté ma version des faits. Ensuite, le procureur m'a questionné sur des incohérences dans ma version (qui pourtant est vraie...). Enfin, le juge a soulevé que les interventions du procureur étaient bonnes, mais que je paraissais sincère et que, par conséquent, j'étais acquitté.

L'honnêteté a triomphé. Mon opinion de la justice à monter d'un bon centimètre.

samedi 3 décembre 2011

On ne se mentira pas

Il y a des choses que les parents ne vous diront jamais. Je vais vous en dire quelques unes.

1- Notre enfant est le meilleur. Si nous en avons deux, ils sont tous les deux les meilleurs. Peu importe l'enfant, le parent est capable de lui trouver un domaine où il est meilleur que tous les enfants du monde - et c'est sincère, en plus !

2- Dans les spectacles d'école, on se sacre pas mal des autres enfants. On va peut-être en trouver un cute, mais c'est parce que notre enfant n'est pas sur le stage.

3- Quand on voit le bébé de quelqu'un d'autre, on a beau sourire et dire "y'est donc bien beau". C'est soit une grosse menterie sale, soit un compliment qui sous-entend "mais si t'avais vu mon bébé t'aurais eu des complexes".

4- On a beau dire aux enfants que c'est pas grave de pas avoir gagné de cadeau au tirage du père noël, dans le fond, on est en maudit et on se dit que notre enfant le mérite plus que tous les autres.

Faites-vous en pas, au fond, j'en ris. Et j'espère que la majorité des parents font pareil. Pour les autres, qu'ils vivent avec leur amertume et leurs enfants parfaits ;)

jeudi 24 novembre 2011

Quoi de neuf ?

Gérer deux enfants et une maison, même en congé parental, s'avère plus complexe que je ne le croyais. Je suis beaucoup plus fatigué que je ne l'avais prévu et j'oublie un nombre incalculable de choses. Dans le désordre, je citerais en exemple le salon du livre de Sherbrooke, qui m'est revenu en mémoire le dimanche seulement, et la fête de trois de mes amis (par chance, ces amis ont des conjointes qui m'ont envoyé des courriels à temps). À cela s'ajoute aussi divers paiements de factures et renvois de courriels.

Autre chose que je croyais impossible : je ne croyais pas être capable d'écrire durant les premiers mois de mon fils. Or, me voilà en train d'écrire un millier de mots par jour, le soir, avant de me coucher. Deux projets sont sur la table.

Le premier, certains le connaissent déjà, est la suite pseudo-officielle de L'Aquilon. Je dis "pseudo" parce que je l'écris de manière à ce qu'il soit indépendant du livre d'origine. Le premier jet de L'Albatros (titre provisoire, car j'ai appris qu'il existe un roman de ce nom) en est à ses 2/6. En fait, j'ai deux des six nouvelles d'écrites. Pour l'instant, les deux nouvelles et le début de la troisième dépassent pratiquement le nombre de mots de L'Aquilon, alors ceux qui en voulaient plus seront servis.

Le second projet est secret pour l'instant. Disons simplement que, d'ici Noël, c'est celui qui est mis de l'avant. Je l'ai débuté lundi, alors il n'a que 3 000 mots sur les 41 000 espérés.

Je vous tiens au courant.

lundi 10 octobre 2011

Ce que la naissance d'un enfant t'apprend

C'est que le sommeil est un concept surfait ou qui, du moins, semble superficiel à beaucoup de bébés - et d'infirmières.

C'est que les valeurs éco-responsables s'appliquent difficilement à une consommation de 12 couches par jours.

C'est que même le savon le plus doux du monde finit par te faire gercer les mains.

C'est que vie sexuelle active et seins gorgés de lait sont difficilement compatibles, et ce, malgré la bonne volonté des participants.

C'est que le seul temps libre que tu trouves, tu préfères le dormir plutôt que l'utiliser à écrire (exception faite de ce billet écrit avant d'aller dormir).

Mais c'est surtout l'occasion de voir qui sont tes vrais amis. Pas ceux qui passent te voir à l'hôpital pour t'empêcher de dormir et faire somnoler ton bébé dans leurs bras avant de te laisser seul avec un bébé super-réveillé. Non. Je parle de ceux qui passent chez toi et qui s'offrent pour aider. Ceux qui arrivent avec un repas tout fait. Ceux qui proposent de garder le bébé dans leurs bras et de le calmer le temps d'une sieste parentale. Ceux qui passent prendre la plus vieille pour que les parents dorment en même temps que le plus jeune. Ceux qui débarquent avec des outils de jardinage pour t'aider à préparer le terrain pour l'hiver. Ceux qui ont déjà nettoyé une cheminée et qui "t'arrange ça". Ceux qui gardent les enfants le temps que les parents fassent une - une - activité par semaine en couple.

Ce que la naissance d'un enfant nous apprend, c'est qu'on a de la chance. Parce que dans tout ça, il y a aussi un bébé qui grandit. Un bébé avec des parents plus sains d'esprit. J'espère que vous aurez compris que je ne me plains pas, je suis un homme très chanceux. Même si mon sommeil ressemble au supplice de la goutte d'eau d'un camp militaire chinois, il y a tellement de gens autour de nous qui nous aiment et nous soutiennent que je ne peux être qu'un comateux heureux.

La liste des gens à remercier est évidemment trop longue, mais je crois que ceux qui liront ce billet se reconnaîtront.

Enfin, si vous ne savez pas quoi offrir au shower de votre amie (et que c'est vraiment votre amie), offrez-lui un coup de main post-accouchement. Sur le coup, vous aurez peut-être l'air d'un rabat-joie, mais je vous assure que ce sera apprécié en temps et lieu.

P.S. Le bébé va bien et il a quand même un bon sommeil malgré ce que j'en dis.

dimanche 18 septembre 2011

L'usine a repris du sevice

Bon, je viens de terminer un billet super long et intelligent sur mon retour à l'écriture et blogger l'a fait sauter pour une raison que j'ignore. Parce que je n'ai vraiment pas juste ça à faire, je simplifie en écrivant la chose suivante : je me suis remis à l'écriture. Quand j'aurai plus de temps, j'essaierai de vous écrire un beau billet...

dimanche 7 août 2011

Ma fille est une artiste

Voici un premier billet à propos de combien ma fille est merveilleuse. Depuis quelques temps, elle s'amuse à dire des choses mignonnes juste pour nous faire fondre.

Comme est elle très « artiste », elle aime jouer des rôles, incarner des personnages et vivre des aventures. Récemment, alors que je parlais à ma blonde du film Gnoméo et Juliette, ma fille s'exclame : « Ah, comme Roméo et Juliette ? » avant d'ajouter :



Elle est craquante, non ?