samedi 23 juillet 2011

Discussion avec Iron Man

Parfois, comme tous les super-héros (i.e. père), j'ai des doutes.

Dans les derniers mois, mes réflexions tournaient autour du nouveau rôle que j'aurai bientôt à occuper, celui de "papa d'un petit gars". Tout le monde insiste tellement sur le fait qu'un gars et une fille, c'est vraiment pas pareil, que je m'étais mis à douter. Est-ce que je vais être trop démonstratif ? Trop affectif? Après tout, j'ai commencé avec une fille et c'est à ça que je suis habitué. Est-ce que je vais être un bon père-de-ti-gars ?

La semaine dernière, au parc, Iron Man m'a approché.

Il a retirer son costume (il était habillé en-dessous, bien sûr) et il s'est adressé à moi:


Iron Man: J'ai enlevé mon costume parce que j'ai trop chaud. Je vais aller boire de l'eau.

Moi: D'accord...

Iron Man (de retour de la buvette): Qu'est-ce que vous faites ici, monsieur ?

Moi: Je viens au parc avec ma fille quand il fait beau.

Iron Man: Moi, je suis avec le camp de jour. Je suis dans le groupe des ninjas.

Et on a continué comme ça. Il m'a posé des questions sur ma fille (nom, âge, types de jeux, etc.) et on a parlé de lui (Antoine, six ans, sports de combat, etc.). Un second garçon nous a rejoint en me demandant ce que je lisais (un Solaris à la couverture attrayante) et on s'est mis à parler tous les trois jusqu'à ce que le QG les rappelle.


Merci, Iron Man. Maintenant je sais que je vais m'en sortir.


P.S. Un jour, je vous raconterai comment une petite fille devant une cage à homard m'a appris que je serais un bon père-de-petite-fille.

jeudi 14 juillet 2011

Discussion avec une araignée

J'entre dans ma "chambre d'ordinateurs", j'entreferme la porte et j'aperçois un amas de poussière flottant au-dessus du sol. Je pousse un carton de côté et je réalise que c'est une toile d'araignée. Derrière le carton, il y a une de ces dames au gros derrière grisâtre qui chassent les coléoptères dans les sous-sols.

Soupir.

Moi: Qu'est-ce que tu fais là ?

Araignée: Je chille.

Moi: Tu sais que si ma blonde te trouve ici elle va te tuer.

Araignée: Di-zi-pas.

Moi: Tu penses que c'est simple comme ça ? Je peux rien lui cacher.

Araignée: Come on. Laisse la porte ouverte. A m'verra pas. Tu sais qu'a vient jamais ici.

Moi: Je peux pas prendre ce risque-là.

Araignée: Bon. Laisse-moi finir c'te mouche-là. Après, je te jure que j'me pousse.

Je m'éloigne une minute.

Moi (de retour avec un mouchoir): Désolé...

Araignée: Non ! Carl ! Please ! Aaaarrrgg !

Avec les fourmis charpentières, je suis plus expéditif.

lundi 11 juillet 2011

Ma fille sur mes genoux

Je collectionne les moments à fixer dans le temps.

Hier, nous avons passé l'après-midi et la soirée au Mondial des cultures de Drummondville. Musique d'outremer, maquillages, jeux gonflables, etc. Vers 21h30, ma fille s'est endormie sur mes genoux.

J'ai fermé les yeux, je me suis concentré sur le poids de son petit corps. Trente-deux livres de délicatesse, d'abandon, de confiance totale.

Je l'ai gardée une heure sur moi. Juste pour savourer l'instant.

mercredi 22 juin 2011

La fin des cours

Et hop !

Demain, c'est la larme à l'oeil (oui, sérieusement) que je quitterai mes étudiants du cours d'été.
Ce fut une expérience assez particulière, à la fois épuisante et enrichissante.
La classe aussi était étonnante. Beaucoup d'étudiants vifs d'esprit, à la pensée aiguisée et aux réflexions profondes et surprenantes.
Pleins de belles rencontres.

lundi 20 juin 2011

Passer d'un match de lutte à un bollywood

Ouaip, ça faisait longtemps.

J'ai pris le contrat des cours d'été au cégep, ce qui fait que chaque jour voit son lot de correction et de planification pour le jour suivant. Les cours sont en soirée à quelque cinquante minutes de la maison, ce qui fait que je rentre tard et fatigué. Tout cela ne me permet pas de me payer le luxe d'écrire quoi que ce soit. Mais c'est une journée spéciale d'un mois spécial et je ne me peux plus d'en parler, alors voici.

Peu importe le cours, que ce soit stratégies de communication, littérature du XVIIIe ou XIXe siècle, je dis toujours à mes étudiants que, dans la vie, il ne faut pas avoir peur d'essayer des choses - c'est d'ailleurs ce qui m'a mené à dormir sur le divan de purs inconnus lors du salon du livre de Québec - et c'est dans cet état d'esprit que je me suis retrouvé, il y a trois semaines, dans l'entrepôt du Roi du camion de St-Eustache. Là-bas, le temps d'une soirée, j'ai fait la captation de la ToW 8.25, la fédération de lutte Top of the World (je ne m'y connais tellement pas assez que Lienje ne sais pas s'il faut dire fédération, association ou garage team). Je me suis retrouvé les coudes sur le ring, une caméra à 4 000$ dans les mains, à filmer des lutteurs qui, pour certains, combinaient habilement talent de comédien et super-forme physique. Tous des gars très gentils (ou presque). Cette captation devrait servir à monter un pilote pour une chaîne télévisée.

C'est aussi ce genre de discours qui a fait que je me suis retrouvé au AMC 22 la semaine suivante pour écouter un film en hindi sous-titré en anglais. Un spécimen du bollywood d'aujourd'hui. Un film de 2h37... Ma blonde et moi étions les seuls non-Indiens dans la salle. Ce fut amusant et troublant à la fois. Après 1h30, la jeune femme avoue toute la vérité au personnage principal, et celui-ci, qui pourrait régler le problème et dix minutes, affirme : "Je pourrais le faire, mais ce ne serait pas digne du cinéma. Je vais plutôt m'arranger pour que tes oncles décident de te marier à moi." C'est dans mes mots, mais vous voyez le concept. S'ensuit une heure de pur délire où le personnage manigancera de confondre la famille de la femme qu'il aime afin de satisfaire le public. Ce fameux film, que je recommande, s'intitule Ready.

Finalement, on boucle la troisième semaine avec une fête des pères à mon goût. Déjeuner avec mon beau-père (j'ai reçu un coupe-bordure), dîner avec ma blonde et souper avec deux couples d'amis que nous aimons beaucoup mais que nous ne voyons pas aussi souvent que nous le voudrions parce qu'ils vivent à l'extérieur. On a fini ça avec une crème glacée à la crémerie du coin. La crème glacée, c'est comme la cigarette, ça aide à fixer le moment présent.

Ça, et un appareil photo :)

C'est donc en homme repu et heureux que je retourne combattre les fourmis charpentières. Cette semaine, je termine les cours et j'essaie de corriger tous les examens pour tout avoir terminé la semaine prochaine. Après tout, il faut aussi préparer la chambre du bébé, organiser le lancement du livre d'une amie, terminer la dernière version d'une nouvelle pour Solaris, travailler sur mon court métrage, remplir le livre de bébé, tailler les haies, trouver un émondeur, communiquer avec l'ami d'un ami plombier, trouver une poussette abordable, etc.




Et je me suis pas relu, désolé si ça a gêné quelqu'un.

vendredi 13 mai 2011

Congrès Boréal 2011

Déjà !? J'ai l'impression de ne pas avoir eu le temps de faire tout ce que je voulais faire avant Boréal (lire tous les derniers livres sortis, le dernier Alibis et le dernier Solaris). Peine perdue.

À la place, j'ai tondu de la pelouse, j'ai combattu les fourmis charpentières qui envahissaient notre lave-vaisselle et j'ai frotté la rouille de ma voiture à la cire de tortue...

Et j'ai terminé Les voyageurs malgré eux ! Je vous en reparle plus tard.

Merci au Cégep de Saint-Hyacinthe qui me permet d'assister au Congrès samedi et dimanche en remboursant une partie de mes frais. Après tout, les congrès où l'on parle de littérature améliore directement la qualité de nos cours.

Je m'ennuierai de ma femme et de ma fille, mais ce ne sera que pour revenir en mari et père prodigue dimanche soir, distribuant bisous et amour à ma famille compréhensive.

mercredi 4 mai 2011

Découvertes musicales

Dans ma recherche constante de chansons inspirantes, je veux vous faire part de deux chansons que j'aime beaucoup. Elles ne datent pas de la semaine dernière, entendons-nous, mais si ça peut vous faire découvrir ces deux artistes, j'en serai heureux.

Il faut dire que j'écoute beaucoup Buzz radio (99,9 FM), alors si vous voulez entendre ça à la radio, il n'y a que ce poste qui joue ce genre de musique.

La première chanson est de Mumford & Sons et s'intitule "The Cave". Le texte est beau et inspirant, tout comme la musique. Je vous épargne l'analyse (travers de prof que je tends à cacher), mais je souligne malgré tout la qualité universelle de cette chanson. Elle s'applique autant à la situation politique de certains pays qu'aux événements difficiles que n'importe qui peut traverser. Vidéoclip simple, mais qui appuie le message de l'auteur.

La deuxième est de Cage The Elephant, connu déjà pour "Ain't no rest for the Wicked", et est tirée de son dernier album. Elle s'intitule "Shake Me Down". La musique, même si elle peut sembler parfois cacophonique, reflète très bien la sensibilité du texte. Et que dire du vidéoclip, qui ajoute une profondeur très intéressante à la chanson.

J'ai écouté un peu les autres titres de ces deux artistes. Cage The Elephant est très héclectique, tandis que Mumford & Sons est plus constant dans les textes et la musique. Constat, j'achèterai quelques chansons de Cage The Elephant et je n'hésiterai pas à acheter un album de Mumford & Sons. Dans les deux cas, ce genre de chanson m'inspire beaucoup.